Samedi 13 juin 2009


AFP
13/06/2009


Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a appelé aujourd'hui à rester "très prudent" malgré des signes positifs pour l'économie mondiale et prévenu que l'impact social de la crise atteindrait son apogée en 2011.

"Nous devons rester très prudents, la reprise est faible, de nombreuses actions doivent encore être réalisées, l'impact social va encore durer", a averti M. Strauss-Kahn, au cours d'une conférence de presse tenue à l'issue de la réunion des ministres des Finances du G8.

"Quoi qu'il arrive, que les +jeunes pousses+ (de reprise) soient réellement des +jeunes pousses+, la croissance reviendra au début de l'année 2010, ce qui signifie un pic du chômage au début de 2011", à cause du décalage d'un an entre la reprise économique et son impact sur le marché du travail, a-t-il prévenu.

"Nous devons penser aux stratégies de sortie (de crise) mais avant les stratégies de sortie, nous devons sortir de la crise", a-t-il insisté, alors que les ministres des Finances du G8 ont demandé au FMI de les aider à préparer ces stratégies.


H.Ghomi

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Vendredi 12 juin 2009


www.politique.net


En cas de primaire au PS, Dominique Strauss-Kahn ne reviendrait pas pour la présidentielle 2012.

Dans cette course à la présidentielle, DSK occupe une place à part. Nommé à la direction du FMI en 2007, il est censé rester à la tête de cette institution jusqu'à la fin 2012. DSK avait accepté ce poste prestigieux pour parfaire sa stature internationale et prendre ses distances avec les querelles d'appareil au PS tout en se mettant en réserve pour la présidentielle de 2012.


Mais en cas de candidature à la présidentielle, DSK devra démissionner de son poste de directeur du FMI. A 500 000 dollars par an et un mandat qui pourrait être reconductible, Strauss-Kahn hésiterait à revenir en France. Dans l'édition du 11 juin du Point, on apprend que DSK n'accepterait de revenir en France uniquement que s'il est assuré d'être le candidat du PS. En cas de primaire, ce serait sans lui…

 

Page Lue dans Le Point n°1917 - "Si DSK ne revient pas" - 11 juin 2009

 

H.Ghomi

 

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Mardi 31 mars 2009

 

PARIS (AFP) 


Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI, s'est posé jeudi soir en pédagogue de la crise, et a prôné les valeurs socialistes, estimant que c'est "une victoire idéologique de la social-démocratie qui est en train de se passer aujourd'hui".


Invité pendant plus d'une heure trente de l'émission "A Vous de juger" sur France 2, l'ancien ministre socialiste a balayé d'emblée la "rumeur" selon laquelle il pourrait devenir le Premier ministre de Nicolas Sarkozy : "J'ai entendu cette rumeur, ce n'est pas sérieux, on ne sortira pas de la crise par la combinaison politique. On sort de la crise en mettant en œuvre des politiques".

Celui qui dirige la prestigieuse institution internationale depuis septembre 2007 a assuré: "moi j'exerce mon mandat, je le fais au FMI, j'essaie de le faire du mieux que je peux".


"Je joue mon rôle. Que les autres jouent le leur".


Alors que sa venue sur le plateau d'une émission politique phare avait ravivé des spéculations sur son retour dans l'arène politique, DSK a soigneusement évité de répondre aux questions sur son avenir politique en France. Quand Arlette Chabot lui demande si "c'est agréable de voir qu'on ne vous oublie pas et qu'on réfléchit toujours à votre destin", il répond laconiquement: "Peut-être à ma place".


Devant une question insistante sur l'opportunité du bouclier fiscal en France, M. Strauss-Kahn réplique: "Vous avez raison d'essayer, vous n'y arriverez pas!".

En revanche, le patron du FMI a revendiqué son identité socialiste "évidemment, comme avant". Et d'ailleurs, selon lui, "c'est une crise des valeurs dans laquelle on est", "une crise de l'avidité", "une crise de la dérégulation".

Il faut "retrouver des valeurs de solidarité, des valeurs social-démocrates, des valeurs socialistes. C'est une victoire idéologique de la social démocratie qui est en train de se passer aujourd'hui", a-t-il commenté.


"On ne sortira pas de la crise pour revenir à ce qu'il y avait avant".


"Il y a tout un modèle de développement différent qui est en train d'émerger, plus environnemental, plus soucieux du cadre de vie, plus moral, refusant tout ce qui tourne autour de l'argent-roi". "Dans une certaine mesure, c'est pourquoi je lutte depuis 40 ans", a-t-il martelé.

Sur les stock-options il se montre intransigeant: "Il faut changer cela. Cela ne peut pas durer", "quand tout va mal, ça ne peut pas aller mal seulement pour les uns et pas aller mal pour les autres", a-t-il estimé. Quant aux salariés de l'usine de pneus Continental de Clairoix (Oise), qui va fermer, ils ont été "trompés", a-t-il affirmé.

Interrogé sur la popularité d'Olivier Besancenot, M. Strauss-Kahn réplique sèchement qu'"il n'apporte pas l'ombre du début d'une vraie solution", alors que les altermondialistes, selon lui, mettent "le doigt sur de vrais sujets", mais pour "changer de système il faut prendre des responsabilités politiques", "il faut du courage politique".


M. Strauss-Kahn prévoit un retour à la croissance mondiale à partir "du 1er semestre 2010", à condition de mettre en place "les bonnes politiques" et notamment d'assainir le système bancaire.

Mais "si la sortie de crise, c'est rattraper ce qu'on est en train de perdre alors ce sera plutôt deux ou trois ans", a-t-il averti.



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Mardi 31 mars 2009

  Par Emmanuel Berretta - Le Point


En invitant jeudi Dominique Strauss-Kahn, l'émission À vous de juger d'Arlette Chabot enregistre sa meilleure part d'audience de la saison : 16 % et 3,4 millions de téléspectateurs. Le record est toujours détenu par la prestation de Nicolas Sarkozy : 3,5 millions de téléspectateurs et 17,1 % de part d'audience le 14 février 2008.

Au cours de la saison 2008-2009, le patron du FMI devance le tandem Rachida Dati/Bernard Tapie (15,2 % le 16 octobre 2008), Martine Aubry (12,7 % le 29 janvier), François Bayrou (12,3 %, le 11 décembre 2008). Xavier Darcos enregistre la plus faible performance avec 9,8 % le 11 septembre.


Classement des scores en part d'audience.

1. Nicolas Sarkozy : 17,1 %, le 14 février 2008.
2. Dominique Strauss-Kahn : 16 %, le 26 mars 2009.
3. Rachida Dati/Bernard Tapie : 15,2 %, le 16 octobre 2008.
4. Bernard Kouchner : 14,4 %, le 15 mai 2008.
5. Une spéciale "Impôts, pouvoir d'achat, salaires" : 14,1 %, le 27 mars 2008
6. Martine Aubry : 12,7 %, le 29 janvier 2009.
7. François Bayrou : 12,3 %, le 11 décembre 2008.
8. Une spéciale "Crise" : 12,3 %, le 13 novembre 2008.
9. François Fillon : 12 %, le 12 juin 2008 (face à un match de l'Euro sur TF1).
10. Xavier Darcos : 9,8 %, le 11 septembre 2008.

 

H.Ghomi

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Dimanche 28 septembre 2008

Samuel Laurent (lefigaro.fr) avec le JDD
28/09/2008

Le patron du FMI estime qu'il est temps de réformer le système financier mondial.

Plutôt discret jusqu'ici, Dominique Strauss-Kahn a choisi le JDD pour s'exprimer sur la crise financière. Le patron du FMI estime, dans une interview accordée à l'hebdomadaire, qu'il est temps pour une réforme du système financier mondial.

«Pour l'instant, on éteint l'incendie. C'est ce qu'il faut faire dans l'immédiat, et c'est ce que font les autorités américaines. Mais après, nous devrons tirer les conséquences de ce qui vient d'arriver: donc réglementer très précisément les institutions et les marchés financiers», explique le président du Fonds monétaire international.


Pour lui, le «ralentissement durable de la croissance mondiale» qui se profile va «être difficile pour l'Europe et parfois plus dur encore dans certains pays pauvres». Mais, rassure DSK, «l'économie réelle ne s'effondre pas. Les monnaies ne basculent pas. Les banques centrales parviennent à gérer la crise financière».

Cependant, estime l'ancien responsable socialiste, il est temps de «réformer», car le risque, «quand la crise financière sera maîtrisée, c'est qu'on revienne aux vieilles habitudes» de flou et de laisser faire. Selon DSK, «c'est parce qu'il n'y avait ni règle, ni contrôle -ou pas assez de règles et de contrôles- que cette crise est née». Ce contrôle, précise-t-il, le FMI est prêt à l'exercer, si le mandat lui en est donné.

Le patron du FMI soutient toutefois le plan Paulson : «Jusqu'ici, on a résolu les problèmes à mesure qu'ils se présentaient. Maintenant, il faut les attaquer globalement. Ce sont les 700 milliards de dollars du plan Paulson. Ce plan est bienvenu, parce qu'il est global. Mais il doit être le premier acte d'une action politique internationale».

Dominique Strauss-Kahn reste cependant prudent à son sujet : «Les politiques injectent de l'argent public pour éviter que tout l'édifice financier s'écroule, parce que c'est la stabilité de nos économies qui en dépend. Mais ensuite, il faut réformer. Sinon, s'imposera l'idée du puits sans fond, de l'Etat qui vole au secours des managers incompétents et des spéculateurs cupides».


Une idée qui semble déjà gagner les Etats-Unis. Dans son allocution radiophonique hebdomadaire, le président Bush a dû expliquer à ses compatriotes qu'il comprenait leur sentiment : «cela ne semble pas équitable», a-t-il lancé, ajoutant : «S'il était possible de laisser plonger toutes les sociétés irresponsables de Wall Street sans que cela vous touche, vous et votre famille, je le ferais».

Autre prise de position de Dominique Strauss-Kahn : son opposition à l'idée de Nicolas Sarkozy d'assouplir les règles budgétaires européennes. S'il rappelle qu'en tant que patron du FMI, il n'a pas à s'exprimer sur la situation économique de son propre pays, DSK estime que l'idée, exprimée par le chef de l'Etat, d'assouplir les règles européennes en matière de déficit, est mauvaise. «S'il faut ajouter à l'anarchie financière le laisser-aller budgétaire, on jouera à l'envers. On ne va pas ajouter de l'endettement à l'endettement !»

 

H.Ghomi

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