Mercredi 11 avril 2007
    LEXPRESS.fr, avec Reuters

    Selon Le Canard enchaîné, Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac auraient passé un accord: en échange du soutien de ce dernier, le candidat UMP s'est engagé, en cas de victoire à la présidentielle, à instaurer un article de loi qui pourrait permettre au président sortant d'éviter toute poursuite judiciaire.

    Le dispositif consisterait à faire passer un article dans le projet de loi destiné à renforcer la délinquance que le candidat de l'UMP s'est engagé, s'il est élu, à faire voter dès le mois de juillet prochain. Ce texte imposerait aux juges "de clore leurs dossiers dans des délais très stricts", selon un proche du chef de l'Etat cité par l'hebdomadaire satyrique: "Les dossiers trop anciens, encore à l'instruction, seront purement et simplement annulés. Le tout au nom d'une bonne administration de la Justice..."


    Jacques Chirac serait impliqué dans trois affaires, rappelle le journal:celle de l'emploi fictif d'une secrétaire de l'ancien RPR, le dossier de dizaines d'emplois fictifs de la Mairie de Paris ainsi que celui des fausses factures de l'imprimerie municipale Sempap.

    "D'anciens collaborateurs de Jacques Chirac, comme Robert Pandraud (ex-ministre de la Sécurité publique dans le gouvernement Chirac de 1986 à 1988), et Michel Roussin (ancien directeur de cabinet de Jacques Chirac à la mairie de Paris entre 1989 et 1993) pourraient également profiter de ce grand nettoyage. Même traitement pour Jean Tiberi", ancien maire de Paris, explique Le Canard enchaîné.


    L'hebdomadaire signifie que cette nouvelle règle judiciaire pourrait en outre "rendre caducs" des dossiers touchant directement Nicolas Sarkozy dans les Hauts-de-Seine, dont celui lié à son appartement de l'île de Jatte, datant de 1997.
Jacques Chirac est susceptible d'être entendu par des juges après la fin de son second mandat, le 16 mai.

    L'Elysée et l'entourage de Nicolas Sarkozy jugent sans fondement les informations du Canard enchaîné. Claude Guéant, directeur de campagne du candidat UMP, à déclaré: "Tout cela, je ne sais pas d'où ça vient. C'est une information sans fondement. Par conséquent, je n'ai aucun commentaire à faire". Roger Karoutchi, sénateur UMP et proche de Nicolas Sarkozy, a jugé pour sa part ces allégations "franchement ridicules".

 

    H.Ghomi
par Hadrien Ghomi publié dans : chelles77avecdsk
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Mercredi 28 mars 2007

    Article publié sur le site : http://www.emeric-brehier.net


    Quand Nicolas Sarkozy confond «héritation» et «héritage», n'estime rien avoir à commenter lorsque Pinochet meurt sans jugement, croit pouvoir dire que le Québec est un pays, affirme que la moitié des Français gagne le SMIC ou, plus grave, change le chiffrage de ses baisses d'impôts tous les quatre jours, il ne trouve pas un journaliste pour le corriger, pas un média pour moquer ce qui, pourtant, pourrait paraître de l'incompétence.


    Sarkozy piégé par l'animateur de RMC/BFM, Jean-Jacques Bourdin, au petit matin du 26 février sur le nombre de sous-marins nucléaires d'attaque, on a du mal à y croire : «Quatre » a répondu le ministre, en omettant deux sous-marins. Toute la France avait entendu les sarcasmes de la droite, relayés diligemment par les médias français, quand Ségolène Royal s'était fait piéger par le même Bourdin, quatre semaines plus tôt. Contre toute attente, Sarkozy, trop sûr de lui, est tombé à son tour dans le panneau. Sauf que cette fois-ci, l'écho médiatique n'a pas eu la même ampleur.


    Les erreurs et imprécisions se multiplient dans une campagne d'une rare intensité pour les candidats de tous bords, mais dans le camp Sarkozy, on cultive l'art et la manière de cacher les bourdes à répétition du candidat ministre. Et la « «cellule riposte », que l'UMP s'est vantée d'avoir monté dès le lancement de la campagne, travaille dur pour rattraper les erreurs de Nicolas Sarkozy, en même temps qu'elle exploite par ses nombreux relais médiatiques les imprécisions de ses adversaires. Par exemple, depuis longtemps, son équipe de campagne subit de fortes tensions entre Brice Hortefeux et François Fillon. Avant que Sarkozy n'y mette de l'ordre, chacun organisait sa propre réunion de campagne hebdomadaire. La presse a-t-elle lancé une campagne pour dénoncer les dysfonctionnements au coeur du système Sarkozy? Non. Seules quelques lignes ont salué la «réorganisation » de l'équipe sarkozyste. On appréciera la sémantique.


    Autre exemple, lors de son déplacement au Mont-Saint- Michel, le 15 janvier, Nicolas Sarkozy a utilisé le mot « héritation » pour parler d'héritage. Étonnamment, aucun média, à l'exception notable de Libération, n'en a parlé. On imagine le déchaînement des proches du président de l'UMP si un autre candidat avait été l'auteur inspiré de ce néologisme. Lors de son passage à l'émission de TF1 J'ai une question à vous poser, Nicolas Sarkozy explique : «Le SMIC, c'est le salaire de la moitié des Français.» Selon l'agence Eurostat, 15,6 % des salariés à temps complet touchent le SMIC. Plus tard : « Lorsque j'étais ministre des Finances, le Brent était à 42 dollars le baril, c'est monté jusqu'à 90. » Son record s'établit à 77,25 dollars le 13 juillet 2006. Il poursuit : «Il y a 40 ans, on empruntait à 18 % et il y avait une inflation à 24. » L'ancien ministre des Finances est bien au-dessus du compte : le record de l'inflation s'établit à 13,7 % en 1974 et était seulement de 2,7% en 1967. La véritable inflation, c'est celle de son imprécision : il chiffre à 13 000 le nombre de suicides de jeunes par an, au lieu de 600.


    Décidément, Sarkozy a du mal avec les chiffres. Quatre erreurs difficiles à comprendre pour un ancien ministre des Finances qui, de surcroît, connaissait d'avance les questions grâce à la complicité de Dominique Ambiel, ancien conseiller en communication de Raffarin et producteur de l'émission.


    Peu de bruit médiatique pourtant, au lendemain de cette émission, sur les inexactitudes de Sarkozy, si ce n'est dans les courriers adressés aux rédactions ou sur les blogs de citoyens.

Y aurait-il deux poids deux mesures dans le traitement médiatique entre les candidats ?


  H.Ghomi
par Hadrien Ghomi publié dans : chelles77avecdsk
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Vendredi 9 février 2007

   

    Le rapport sur la fiscalité commandé par Ségolène Royal à trois parlementaires socialistes préconise une stabilisation des prélèvements oligatoires. Objectif : parvenir à une fiscalité "plus juste, au service du développement économique", a déclaré Dominique Strauss-Kahn. Dans cet avis de quinze pages qu'ils ont remis à la candidate jeudi 9 février, l'ancien ministre de l'économie, le député Didier Migaud et le sénateur François Marc expliquent qu'il faut "revenir sur le bouclier fiscal et sur les baisses prévues en 2007".

    Le lancement de la campagne présidentielle de Ségolène Royal avait été marqué début janvier par une polémique entre responsables socialistes sur d'éventuelles hausses d'impôts affectant les plus hautes tranches de l'impôt sur le revenu. L'idée avait été avancée par le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, avant d'être recadrée par la candidate, qui avait alors chargé les trois parlementaires d'un rapport global sur la fiscalité.

    Le rapport reprend l'idée consistant à favoriser fiscalement les entreprises embauchant en contrat à durée indéterminée (CDI) plutôt qu'en CDD, et celles qui investissent plutôt que de distribuer des dividendes. "Peut-être que (...) si les choses se passent bien, au bout de quelques années on pourra entraîner des baisses d'impôt. Mais au démarrage, faire une promesse comme [Nicolas Sarkozy] l'a faite en disant qu'on va baisser de quatre points le taux de prélèvements obligatoires, c'est de la démagogie pure", a estimé Dominique Strauss-Kahn.

    UN IMPÔT JOHNNY ?

    En cumulant les baisses d'impôt et les hausses de CSG depuis cinq ans, "on s'aperçoit (...) qu'à peu près 99 % des Français ont payé plus, impôts et CSG réunis, et 1 % [y] ont gagné. Cela n'est pas juste. (...) Ce que nous préconisons, c'est de revenir sur ce dont ce 1 % tout en haut de la hiérarchie [a bénéficié]", a précisé l'ancien ministre.

    Dans leur rapport, les trois parlementaires veulent que l'on passe des "beaux discours" aux actes en matière de fiscalité écologique, en mettant en place une "taxe carbone". Pour faire baisser la taxe d'habitation, ils souhaitent un "véritable équilibre" entre communes pauvres et communes riches.

    Quelques semaines après les interrogations suscitées par l'exil fiscal de personnalités, Johnny Hallyday en tête, ils ont imaginé une "contribution citoyenne" payée par les Français installés hors de France en fonction de leurs revenus. Cette contribution vise "ceux qui se disent Français mais finalement [qui] n'ont plus de français que le nom parce qu'ils quittent le pays et qu'ils quittent l'ensemble de la vie collective", a souligné Dominique Strauss-Kahn.

    Un "impôt Johnny ?" Il ne faut "pas personnaliser comme ça", a relativisé Didier Migaud, mais la mesure peut "viser effectivement les gens qui délocalisent ou se délocalisent".


 

    H.Ghomi

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Lundi 15 janvier 2007

    Invité hier du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, l'ancien ministre de l'Économie a exclu une hausse des prélèvements obligatoires en cas de victoire de la gauche à la présidentielle.

 

    Même promu chargé de mission de la candidate, Dominique Strauss-Kahn garde sa liberté de parole. Invité hier du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, le candidat malheureux à l'investiture socialiste n'a pas caché ses différends avec Ségolène Royal. Notamment en politique étrangère. DSK, par exemple, n'aurait pas vanté la rapidité de la justice chinoise.


    « Il y a des choses que nous pouvons apprendre de la Chine, mais pas forcément sur la façon dont doit fonctionner la justice », et avec les Chinois, il faut « agir avec de longues baguettes ». Il n'aurait pas, non plus, justifié, comme Royal à Jérusalem, la construction du mur séparant Israël des Territoires palestiniens. « Je n'aurais pas dit les choses comme cela » car « je ne crois pas que ce soit une bonne solution », a-t-il déclaré. « En Europe, nous avons l'expérience des murs et nous nous sommes félicités qu'ils soient tombés. » Il n'est pas d'accord non plus pour charger la Banque centrale européenne : « Le problème c'est qu'il n'y a pas de politique économique de l'Union ».

 

    « Changer de ligne »

 

    DSK soutient Royal « parce que c'est [sa] famille » et, semble-t-il, presque par défaut : « Je la soutiens parce que Nicolas Sarkozy est une mauvaise solution », et qu'« il y a du Berlusconi dans cet homme ! ». « Candidat à rien », il ne « renie rien » des critiques qu'il a adressées à Royal pendant la campagne interne au PS, notamment lorsqu'il l'a accusée de « changer de ligne », et la prévient qu'il ne faudrait pas que ça continue car « ce serait dommageable ».

 

    Invité à trancher le différend qui oppose François Hollande à la candidate sur les impôts, l'ancien ministre des Finances a choisi Royal : « En aucun cas nous ne devons augmenter les prélèvements obligatoires », a-t-il dit. Chargé par Royal d'une mission sur les questions de dépense publique et de fiscalité, DSK estime qu'il faut revenir sur « une partie » seulement des baisses d'impôts consenties par les gouvernements depuis 2002 et prône une baisse de la taxe d'habitation. Quant à la remise en question des régimes spéciaux de retraite, elle ne peut se faire, dit-il, que « dans une discussion d'ensemble ».

 


  H.Ghomi
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Lundi 15 janvier 2007

    NOUVELOBS.COM | 15.01.2007 | 12:09


    L'ancien ministre a critiqué l'idée lancée par le Premier secrétaire du PS d'une contribution sociale généralisée sous forme de prélèvement pour financer les retraites.

    Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre socialiste chargé d'une mission sur la fiscalité par la candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal, a fait part de ses réserves dimanche 14 janvier sur l'idée d'une "CSG retraite" lancée par François Hollande. Le Premier secrétaire du PS avait en effet proposé en décembre de créer, pour maintenir les petites retraites et celles des métiers pénibles, "une contribution de solidarité, calculée sur l'ensemble de la richesse produite et pas seulement sur le travail", "une sorte de CSG retraite" payée "pour moitié par les salariés et les entreprises".


    Dominique Strauss-Kahn a répété dans le "Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI qu'il fallait "remettre à plat l'ensemble de la question des retraites". "Et si à l'arrivée, l'ensemble des forces de ce pays politiques et sociales arrivent à un consensus sur ce qu'il faut faire et que la conséquence de cela, c'est qu'il faut certaines formes de prélèvement, eh bien si le consensus est là, il le faudra", a-t-il expliqué.


Le prélèvement, une "mauvaise méthode"


    Mais, selon lui, "il n'est pas certain qu'il faille commencer par là". "Je pense d'ailleurs que c'est une mauvaise méthode que de commencer par dire 'il faut un prélèvement'. C'est une méthode trop simple, devant des problèmes aussi compliqués, que de dire 'il y a de la dépense, eh bien ce n'est pas compliqué, y a qu'à prélever", a lancé l'ancien ministre.


    Interrogé sur la retraite à 60 ans, il a répondu que "tout dépend de la pénibilité du travail". "Il y a des salariés, dans certaines professions, qui doivent pouvoir partir avant 60 ans. Il y a des salariés qui doivent poursuivre leurs activités beaucoup plus loin. Je suis professeur d'université, c'est un métier qui n'est pas harassant et, par conséquent, on peut sans doute travailler plus tardivement que 60 ans", a poursuivi l'ancien ministre




  H.Ghomi

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