Mardi 15 mai 2007


Dominique Strauss-Kahn s'exprimait lundi sur RMC et BFM-TV. Il a accusé François Hollande d'être "le principal responsable" de la défaite présidentielle, qui crée "évidemment une crise" au sein du Parti socialiste, "incapable de se renouveler", ce dont le Premier secrétaire du PS est, là encore, "responsable".

 

Tendance "à fuir la réalité"

   

Le député du Val-d'Oise a aussi ironisé sur la proposition de ce dernier d'organiser "des assises pour refonder un grand parti de la gauche". "C'est un aveu (...) Cela veut dire qu'on n'est plus un grand parti de la gauche, s'est-il amusé, en déplorant "la tendance à fuir, dans des manoeuvres institutionnelles, la réalité".


Selon Dominique Strauss-Kahn, ce n'est pas le nom du parti qui est en cause, "ce sont les idées". "Nous n'avons pas attiré les Français", a-t-il analysé, avant de plaider pour "un socialisme du réel, ancré dans la réalité". "Depuis des années, on ne tranche rien" au PS, a-t-il déploré. De la défaite du 6 mai, "on est tous responsables à la mesure des responsabilités qu'on a exercées": "Plus la responsabilité est grande, plus on est responsable".


Dominique Strauss-Kahn s'est par ailleurs déclaré opposé à une désignation très rapide du candidat pour la présidentielle de 2012, mesure prônée samedi par Ségolène Royal, jugeant que "cela n'a pas de sens". Il a toutefois reconnu que choisir le candidat six mois avant le scrutin, "c'est trop tard". Le mieux, selon lui, c'est de prévoir une désignation "un an ou un an et demi" avant la présidentielle.


La veille, lors de l'émission France Europe Express sur France 3, François Hollande avait estimé qu'il fallait "refonder la gauche, parce qu'on ne peut pas avoir un grand Parti socialiste" avec "des petites forces, des satellites autour de lui". "Il faut inventer une nouvelle stratégie: l'invention de cette stratégie, c'est un grand Parti socialiste qui couvre tout l'espace qui va de la gauche, sans aller jusqu'à l'extrême gauche, jusqu'au centre-gauche ou au centre", avait-il affirmé. Selon lui, "on ne va pas sous-traiter, ni à une gauche radicale qui n'existe plus, ni à un centre qui, lui, existe. On va prendre tout l'espace". "L'enjeu des prochaines élections - élections législatives, élection présidentielle de 2012 - c'est de constituer ce grand parti", avait-il conclu, appelant à "en discuter dans les mois qui viennent".


H.Ghomi

Par Hadrien Ghomi - Publié dans : chelles77avecdsk
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Dimanche 13 mai 2007

LEMONDE.FR avec Reuters | 11.05.07 |

 

Pour renouer avec la victoire, le Parti socialiste doit "tout remettre à plat" et retrouver le lien "qu'il n'aurait jamais dû perdre" avec la réalité économique et sociale du pays, a déclaré DSK, jeudi soir 10 mai, à Paris. "Ce soir je vais vous parler d'avenir, je vais vous parler de victoire et de gauche conquérante", a lancé DSK, qui s'exprimait, quatre jours après la défaite de Ségolène Royal, devant une centaines de partisans réunis dans l'Est parisien pour un dîner de soutien à la candidature aux législatives de son bras droit, Jean-Christophe Cambadélis.


"Les Français veulent une gauche efficace, les Français veulent une gauche crédible, les Français veulent une gauche concrète (...) une gauche du réel pas de l'idéologie (...) efficace pas incantatoire (...) une gauche qui règle
[les] problèmes, pas une gauche qui ressasse les solutions d'hier", a-t-il affirmé.

"Je vis la situation d'aujourd'hui comme en 1969", a-t-il expliqué, faisant allusion au scrutin présidentiel qui avait vu la gauche être éliminée dès le premier tour et avait constitué la première étape vers la construction du nouveau PS, né deux ans plus tard au congrès d'Epinay. "Tout doit être remis à plat. Tout doit être reconsidéré (...) Pas de tabou", a-t-il exhorté à deux jours d'un Conseil national - le Parlement du PS - à Paris. "Ce qui compte, c'est que le Parti socialiste retrouve son lien qu'il n'aurait jamais dû perdre avec la réalité économique et sociale de notre pays", a insisté Dominique Strauss-Kahn, qui se voit en chef de file des sociaux-démocrates au sein du PS.


Il a reconnu avoir eu un "visage dur" dimanche soir sur les plateaux de télévision, mais s'est défendu de s'être composé un "visage de la vengeance" contre la candidate. La cause de la défaite, "ce n'est pas la campagne, la défaite elle vient de loin", a-t-il poursuivi, en se plaçant dans le sillage de François Mitterrand, battu en 1965, non candidat en 1969 mais victorieux 22 ans plus tard.


En ce jour anniversaire, il s'est souvenu que pour préparer le succès du 10 mai 1981, "il y avait à la fois - et il faut ça pour la victoire - une stratégie, un projet et un parti". La stratégie ? "Une alliance de toute la gauche sans préalable idéologique". Le projet ? "Changer la vie, 110 propositions pour changer la vie. Cela c'est un projet à la hauteur du socialisme". Le parti ? Un PS qui, tournant le dos aux "vieilles haines recuites", était "devenu un parti de débat en phase avec les Français". Vingt-cinq ans plus tard, "l'unanimisme comme stratégie et l'habilité comme méthode cela finit par avoir des conséquences", a-t-il déploré.

A un mois des législatives, il a martelé à plusieurs reprises "il faut se battre", se déclarant à nouveau "disponible" pour aider les candidats socialistes. "Je me refuse de considérer aujourd'hui que la démocratie est un jeu et qu'une fois qu'on a élu un président de la République ce n'est même pas la peine d'aller aux législatives", a-t-il exhorté.

A plus long terme, il faut construire "ce Parti socialiste dont la France a besoin dont l'objectif électoral doit être au moins les 30 % qui sont aujourd'hui sa cible naturelle", a déclaré Dominique Strauss-Kahn, comme pour prendre date pour la prochaine présidentielle. Et de conclure : "Un parti rénové sur les idées, renouvelé sur les hommes et les femmes qui se fixe l'objectif de recueillir le tiers l'électorat dans notre pays c'est à cela que moi, en ce 10 mai, je vous invite."

 

 
H.Ghomi

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Dimanche 13 mai 2007

LEMONDE.FR | 13.05.07 | 17h20

Un article du JDD expliquant que Cécilia Sarkozy n'aurait pas voté lors du second tour de la présidentielle aurait été censuré par l'actionnaire de référence de l'hebdomadaire, le groupe Lagardère, selon une information parue sur le site Internet Rue89. Une source proche de la rédaction du JDD a confirmé au Monde.fr que cet article avait bien été prévu mais avait été retiré au dernier moment sans être cependant en mesure de préciser pour quelles raisons.


" Selon nos informations, le Journal du Dimanche a renoncé à publier un article racontant comment Nicolas et Cécilia Sarkozy avaient passé leur dernier dimanche, le 6 mai, jour du second tour", indique un article paru sur ce site fondé par d'anciens journalistes de Libération. Selon eux, leurs confrères du JDD auraient "découvert", en consultant le registre du bureau de vote où était inscrite Cécilia Sarkozy que l'épouse du candidat de l'UMP "n'avait pas voté". "L'article, illustré d'une photo de la liste d'émargement, mentionnait également de vifs échanges, dans la soirée [du 6 mai], au sein du couple", précise Rue89.


PLUSIEURS PROCHES DE "NICOLAS SARKOZY SERAIENT INTERVENUS"

 

Le directeur de la rédaction de l'hebdomadaire dominical, Jacques Espérandieu, aurait alors demandé à ses journalistes samedi, veille de la parution du journal, d'appeler Cécilia Sarkozy avant de publier l'information, indiquent les rédacteurs de Rue89. Cécilia Sarkozy n'a pas voulu faire de commentaire, ajoute le site Internet.


"A la suite de quoi, plusieurs membres de la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy seraient intervenus", affirme Rue89 qui cite notamment Claude Guéant, le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy et Franck Louvrier, son responsable de la communication. "Finalement, Arnaud Largardère, patron du groupe Lagardère, a exigé que l'article soit remis dans un tiroir", continue Rue89.

 

Le directeur de la rédaction du Journal du Dimanche, contacté par Reuters, n'était pas joignable par téléphone dimanche en milieu d'après-midi. Le groupe Lagardère n'a pas non plus pu être joint.

 


H.Ghomi
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Mercredi 11 avril 2007
    LEXPRESS.fr, avec Reuters

Selon Le Canard enchaîné, Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac auraient passé un accord: en échange du soutien de ce dernier, le candidat UMP s'est engagé, en cas de victoire à la présidentielle, à instaurer un article de loi qui pourrait permettre au président sortant d'éviter toute poursuite judiciaire.

Le dispositif consisterait à faire passer un article dans le projet de loi destiné à renforcer la délinquance que le candidat de l'UMP s'est engagé, s'il est élu, à faire voter dès le mois de juillet prochain.


Ce texte imposerait aux juges "de clore leurs dossiers dans des délais très stricts", selon un proche du chef de l'Etat cité par l'hebdomadaire satyrique: "Les dossiers trop anciens, encore à l'instruction, seront purement et simplement annulés. Le tout au nom d'une bonne administration de la Justice..."


Jacques Chirac serait impliqué dans trois affaires, rappelle le journal:celle de l'emploi fictif d'une secrétaire de l'ancien RPR, le dossier de dizaines d'emplois fictifs de la Mairie de Paris ainsi que celui des fausses factures de l'imprimerie municipale Sempap.

"D'anciens collaborateurs de Jacques Chirac, comme Robert Pandraud (ex-ministre de la Sécurité publique dans le gouvernement Chirac de 1986 à 1988), et Michel Roussin (ancien directeur de cabinet de Jacques Chirac à la mairie de Paris entre 1989 et 1993) pourraient également profiter de ce grand nettoyage. Même traitement pour Jean Tiberi", ancien maire de Paris, explique Le Canard enchaîné.


L'hebdomadaire signifie que cette nouvelle règle judiciaire pourrait en outre "rendre caducs" des dossiers touchant directement Nicolas Sarkozy dans les Hauts-de-Seine, dont celui lié à son appartement de l'île de Jatte, datant de 1997.


Jacques Chirac est susceptible d'être entendu par des juges après la fin de son second mandat, le 16 mai.

L'Elysée et l'entourage de Nicolas Sarkozy jugent sans fondement les informations du Canard enchaîné. Claude Guéant, directeur de campagne du candidat UMP, à déclaré: "Tout cela, je ne sais pas d'où ça vient. C'est une information sans fondement. Par conséquent, je n'ai aucun commentaire à faire". Roger Karoutchi, sénateur UMP et proche de Nicolas Sarkozy, a jugé pour sa part ces allégations "franchement ridicules".

 

 

H.Ghomi

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Mercredi 28 mars 2007

    Article publié sur le site : http://www.emeric-brehier.net


Quand Nicolas Sarkozy confond «héritation» et «héritage», n'estime rien avoir à commenter lorsque Pinochet meurt sans jugement, croit pouvoir dire que le Québec est un pays, affirme que la moitié des Français gagne le SMIC ou, plus grave, change le chiffrage de ses baisses d'impôts tous les quatre jours, il ne trouve pas un journaliste pour le corriger, pas un média pour moquer ce qui, pourtant, pourrait paraître de l'incompétence.


Sarkozy piégé par l'animateur de RMC/BFM, Jean-Jacques Bourdin, au petit matin du 26 février sur le nombre de sous-marins nucléaires d'attaque, on a du mal à y croire : «Quatre » a répondu le ministre, en omettant deux sous-marins. Toute la France avait entendu les sarcasmes de la droite, relayés diligemment par les médias français, quand Ségolène Royal s'était fait piéger par le même Bourdin, quatre semaines plus tôt. Contre toute attente, Sarkozy, trop sûr de lui, est tombé à son tour dans le panneau. Sauf que cette fois-ci, l'écho médiatique n'a pas eu la même ampleur.


Les erreurs et imprécisions se multiplient dans une campagne d'une rare intensité pour les candidats de tous bords, mais dans le camp Sarkozy, on cultive l'art et la manière de cacher les bourdes à répétition du candidat ministre. Et la « «cellule riposte », que l'UMP s'est vantée d'avoir monté dès le lancement de la campagne, travaille dur pour rattraper les erreurs de Nicolas Sarkozy, en même temps qu'elle exploite par ses nombreux relais médiatiques les imprécisions de ses adversaires. Par exemple, depuis longtemps, son équipe de campagne subit de fortes tensions entre Brice Hortefeux et François Fillon. Avant que Sarkozy n'y mette de l'ordre, chacun organisait sa propre réunion de campagne hebdomadaire. La presse a-t-elle lancé une campagne pour dénoncer les dysfonctionnements au coeur du système Sarkozy? Non. Seules quelques lignes ont salué la «réorganisation » de l'équipe sarkozyste. On appréciera la sémantique.


Autre exemple, lors de son déplacement au Mont-Saint- Michel, le 15 janvier, Nicolas Sarkozy a utilisé le mot « héritation » pour parler d'héritage. Étonnamment, aucun média, à l'exception notable de Libération, n'en a parlé. On imagine le déchaînement des proches du président de l'UMP si un autre candidat avait été l'auteur inspiré de ce néologisme. Lors de son passage à l'émission de TF1 J'ai une question à vous poser, Nicolas Sarkozy explique : «Le SMIC, c'est le salaire de la moitié des Français.» Selon l'agence Eurostat, 15,6 % des salariés à temps complet touchent le SMIC. Plus tard : « Lorsque j'étais ministre des Finances, le Brent était à 42 dollars le baril, c'est monté jusqu'à 90. » Son record s'établit à 77,25 dollars le 13 juillet 2006. Il poursuit : «Il y a 40 ans, on empruntait à 18 % et il y avait une inflation à 24. » L'ancien ministre des Finances est bien au-dessus du compte : le record de l'inflation s'établit à 13,7 % en 1974 et était seulement de 2,7% en 1967. La véritable inflation, c'est celle de son imprécision : il chiffre à 13 000 le nombre de suicides de jeunes par an, au lieu de 600.


Décidément, Sarkozy a du mal avec les chiffres. Quatre erreurs difficiles à comprendre pour un ancien ministre des Finances qui, de surcroît, connaissait d'avance les questions grâce à la complicité de Dominique Ambiel, ancien conseiller en communication de Raffarin et producteur de l'émission.


Peu de bruit médiatique pourtant, au lendemain de cette émission, sur les inexactitudes de Sarkozy, si ce n'est dans les courriers adressés aux rédactions ou sur les blogs de citoyens.

Y aurait-il deux poids deux mesures dans le traitement médiatique entre les candidats ?

H.Ghomi
Par Hadrien Ghomi - Publié dans : chelles77avecdsk
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