Vendredi 9 février 2007

   

Le rapport sur la fiscalité commandé par Ségolène Royal à trois parlementaires socialistes préconise une stabilisation des prélèvements oligatoires. Objectif : parvenir à une fiscalité "plus juste, au service du développement économique", a déclaré Dominique Strauss-Kahn. Dans cet avis de quinze pages qu'ils ont remis à la candidate jeudi 9 février, l'ancien ministre de l'économie, le député Didier Migaud et le sénateur François Marc expliquent qu'il faut "revenir sur le bouclier fiscal et sur les baisses prévues en 2007".


    Le lancement de la campagne présidentielle de Ségolène Royal avait été marqué début janvier par une polémique entre responsables socialistes sur d'éventuelles hausses d'impôts affectant les plus hautes tranches de l'impôt sur le revenu. L'idée avait été avancée par le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, avant d'être recadrée par la candidate, qui avait alors chargé les trois parlementaires d'un rapport global sur la fiscalité.


Le rapport reprend l'idée consistant à favoriser fiscalement les entreprises embauchant en contrat à durée indéterminée (CDI) plutôt qu'en CDD, et celles qui investissent plutôt que de distribuer des dividendes. "Peut-être que (...) si les choses se passent bien, au bout de quelques années on pourra entraîner des baisses d'impôt. Mais au démarrage, faire une promesse comme [Nicolas Sarkozy] l'a faite en disant qu'on va baisser de quatre points le taux de prélèvements obligatoires, c'est de la démagogie pure", a estimé Dominique Strauss-Kahn.


UN IMPÔT JOHNNY ?


En cumulant les baisses d'impôt et les hausses de CSG depuis cinq ans, "on s'aperçoit (...) qu'à peu près 99 % des Français ont payé plus, impôts et CSG réunis, et 1 % [y] ont gagné. Cela n'est pas juste. (...) Ce que nous préconisons, c'est de revenir sur ce dont ce 1 % tout en haut de la hiérarchie [a bénéficié]", a précisé l'ancien ministre. Dans leur rapport, les trois parlementaires veulent que l'on passe des "beaux discours" aux actes en matière de fiscalité écologique, en mettant en place une "taxe carbone". Pour faire baisser la taxe d'habitation, ils souhaitent un "véritable équilibre" entre communes pauvres et communes riches.


Quelques semaines après les interrogations suscitées par l'exil fiscal de personnalités, Johnny Hallyday en tête, ils ont imaginé une "contribution citoyenne" payée par les Français installés hors de France en fonction de leurs revenus. Cette contribution vise "ceux qui se disent Français mais finalement [qui] n'ont plus de français que le nom parce qu'ils quittent le pays et qu'ils quittent l'ensemble de la vie collective", a souligné Dominique Strauss-Kahn.


Un "impôt Johnny ?" Il ne faut "pas personnaliser comme ça", a relativisé Didier Migaud, mais la mesure peut "viser effectivement les gens qui délocalisent ou se délocalisent".

 


H.Ghomi

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Lundi 15 janvier 2007

Invité hier du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, l'ancien ministre de l'Économie a exclu une hausse des prélèvements obligatoires en cas de victoire de la gauche à la présidentielle.

 

Même promu chargé de mission de la candidate, Dominique Strauss-Kahn garde sa liberté de parole. Invité hier du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, le candidat malheureux à l'investiture socialiste n'a pas caché ses différends avec Ségolène Royal. Notamment en politique étrangère. DSK, par exemple, n'aurait pas vanté la rapidité de la justice chinoise.


« Il y a des choses que nous pouvons apprendre de la Chine, mais pas forcément sur la façon dont doit fonctionner la justice », et avec les Chinois, il faut « agir avec de longues baguettes ». Il n'aurait pas, non plus, justifié, comme Royal à Jérusalem, la construction du mur séparant Israël des Territoires palestiniens. « Je n'aurais pas dit les choses comme cela » car « je ne crois pas que ce soit une bonne solution », a-t-il déclaré. « En Europe, nous avons l'expérience des murs et nous nous sommes félicités qu'ils soient tombés. » Il n'est pas d'accord non plus pour charger la Banque centrale européenne : « Le problème c'est qu'il n'y a pas de politique économique de l'Union ».

 

« Changer de ligne »

 

DSK soutient Royal « parce que c'est [sa] famille » et, semble-t-il, presque par défaut : « Je la soutiens parce que Nicolas Sarkozy est une mauvaise solution », et qu'« il y a du Berlusconi dans cet homme ! ». « Candidat à rien », il ne « renie rien » des critiques qu'il a adressées à Royal pendant la campagne interne au PS, notamment lorsqu'il l'a accusée de « changer de ligne », et la prévient qu'il ne faudrait pas que ça continue car « ce serait dommageable ».

 

Invité à trancher le différend qui oppose François Hollande à la candidate sur les impôts, l'ancien ministre des Finances a choisi Royal : « En aucun cas nous ne devons augmenter les prélèvements obligatoires », a-t-il dit. Chargé par Royal d'une mission sur les questions de dépense publique et de fiscalité, DSK estime qu'il faut revenir sur « une partie » seulement des baisses d'impôts consenties par les gouvernements depuis 2002 et prône une baisse de la taxe d'habitation. Quant à la remise en question des régimes spéciaux de retraite, elle ne peut se faire, dit-il, que « dans une discussion d'ensemble ».

 

 

H.Ghomi
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Lundi 15 janvier 2007

    NOUVELOBS.COM | 15.01.2007 | 12:09


L'ancien ministre a critiqué l'idée lancée par le Premier secrétaire du PS d'une contribution sociale généralisée sous forme de prélèvement pour financer les retraites.

 

Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre socialiste chargé d'une mission sur la fiscalité par la candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal, a fait part de ses réserves dimanche 14 janvier sur l'idée d'une "CSG retraite" lancée par François Hollande. Le Premier secrétaire du PS avait en effet proposé en décembre de créer, pour maintenir les petites retraites et celles des métiers pénibles, "une contribution de solidarité, calculée sur l'ensemble de la richesse produite et pas seulement sur le travail", "une sorte de CSG retraite" payée "pour moitié par les salariés et les entreprises".


Dominique Strauss-Kahn a répété dans le "Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI qu'il fallait "remettre à plat l'ensemble de la question des retraites". "Et si à l'arrivée, l'ensemble des forces de ce pays politiques et sociales arrivent à un consensus sur ce qu'il faut faire et que la conséquence de cela, c'est qu'il faut certaines formes de prélèvement, eh bien si le consensus est là, il le faudra", a-t-il expliqué.


Le prélèvement, une "mauvaise méthode"


Mais, selon lui, "il n'est pas certain qu'il faille commencer par là". "Je pense d'ailleurs que c'est une mauvaise méthode que de commencer par dire 'il faut un prélèvement'. C'est une méthode trop simple, devant des problèmes aussi compliqués, que de dire 'il y a de la dépense, eh bien ce n'est pas compliqué, y a qu'à prélever", a lancé l'ancien ministre.


Interrogé sur la retraite à 60 ans, il a répondu que "tout dépend de la pénibilité du travail". "Il y a des salariés, dans certaines professions, qui doivent pouvoir partir avant 60 ans. Il y a des salariés qui doivent poursuivre leurs activités beaucoup plus loin. Je suis professeur d'université, c'est un métier qui n'est pas harassant et, par conséquent, on peut sans doute travailler plus tardivement que 60 ans", a poursuivi l'ancien ministre

 


H.Ghomi
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Lundi 15 janvier 2007

   


Dominique Strauss-Kahn a estimé, dimanche 14 janvier, que François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, parlait en son nom propre lorsqu'il s'est exprimé sur les questions de fiscalité la semaine dernière.

"Il ne les a pas faites [ces propositions] comme premier secrétaire (...) car aucun des points qu'il a proposés n'avait été discuté au Parti socialiste", a déclaré le député socialiste du Val-D'oise lors du "Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI".


François Hollande a notamment proposé d'augmenter les impôts des Français qui gagnent plus de 4 000 euros net par mois.


"REVENIR SUR UNE PART DES BAISSES D'IMPÔTS"

Le PS a dit qu'"il faudrait revenir sur une part des baisses d'impôts", a souligné Dominique Strauss-Kahn, qui vient d'être chargé d'une mission sur les réformes fiscales par la candidate socialiste à l'élection présidentielle, Ségolène Royal.

L'ancien ministre de l'économie a rappelé, à titre d'exemple, qu'il était "un grand fanatique de la baisse, voire de la suppression de la taxe d'habitation". Mais, a ajouté l'ex-adversaire de Mme Royal dans la course à l'investiture du PS pour la présidentielle, "en aucun cas nous ne devons augmenter les prélèvements obligatoires".


H.Ghomi
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Mardi 2 janvier 2007

   

Les prochaines élections législatives se dérouleront en deux tours de scrutin les 10 et 17 juin 2007. Il s'agira de l'élection de la XIIIe législature de la Vème République. Emeric Brehier, actuel premier secrétaire fédéral du 77 et successeur de Vincent Eblé, se présente aux élections législatives dans la 7ème circonscription de Seine et Marne sous les couleurs du Parti Socialiste.

Je soutiens Emeric Brehier qui, je le pense, présente un programme crédible et ambitieux insistant sur la nécessité d'attaquer les problèmes de fonds que sont ceux du logement et du chômage et de redonner le goût de l'espoir à des millions de français qui se sentent aujourd'hui abandonnés.

C'est une campagne décisive qui s'ouvre! Les élections présidentielles, se déroulant peu avant les élections législatives, ont tendance à minimiser l'importance de ces dernières. Pourtant, c'est durant les élections législatives que sont élus les députés de l'Assemblée Nationale, véritables représentants de la population française.

Il parait évident que cette élection n'est donc pas à négliger. Cependant, depuis de nombreuses années, beaucoup de français se résignent à se déplacer dans les bureaux de vote pensant que seul le résultat de l'élection présidentielle décide de la nature de l'orientation politique du pays.

L'exemple de la dissolution de 1997 entraînant la désignation de L.Jospin au poste de Premier Ministre a montré l'importance de ces élections négligées par les médias depuis trop longtemps.

C'est pourquoi j'appelle tous les Chellois mais plus largement tous les Français à se rendre massivement dans les bureaux de vote en juin prochain pour élire leurs députés et ainsi décider de l'avenir de notre nation.

 



H.Ghomi

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