12h26 | 06/09/2007 - © Reuters
Dominique Strauss-Kahn plaide pour une réforme rapide du Fonds monétaire international (FMI) qui permettrait une meilleure représentation des pays émergents au sein de l'organisme international dont il brigue le poste de directeur général.
"Une question essentielle est la légitimité du FMI. Soyons clair : le monde émergent et en voie de développement ne se sent pas suffisamment inclus dans le Fonds", écrit l'ancien ministre français de l'Economie sur son blog dédié à sa candidature (www.dsk-imf.net).
"Dans le but de rétablir la pleine légitimité du FMI, il faut donner à ces pays une voix plus forte au sein de l'institution. C'est la question connue sous le nom des 'quotes-parts'", ajoute-t-il.
"Toutefois, la réforme des quotes-parts ne suffira probablement pas. Pour accroître sérieusement l'apport des économies émergentes et en voie de développement, je pense qu'il faut modifier la dynamique du processus de décision", poursuit Dominique Strauss-Kahn.
Il préconise de "réfléchir à de nouvelles règles de vote au sein du conseil d'administration du Fonds". "Une double majorité de quotes-parts et de pays pourrait, par exemple, être exigée pour un petit nombre de décisions cruciales", propose-t-il.
Les quotes-parts génèrent l'essentiel des ressources financières du FMI et sont attribuées sur la base du poids relatif de chaque pays membre dans l'économie mondiale.
La quote-part d'un pays membre détermine le montant maximum de ressources financières que le pays s'engage à fournir au FMI et le nombre de voix qui lui est attribué. Elle détermine aussi le montant de l'aide financière qu'il peut obtenir du FMI.
Le conseil des gouverneurs du FMI procède à des révisions régulières des quotes-parts, la prochaine devant être achevée au 30 janvier 2008.
Estimant "très encourageant de voir la façon dont les économies émergentes ont résisté aux dernières turbulences du marché", Dominique Strauss-Kahn considère toutefois que le FMI devrait se montrer prêt à intervenir, si besoin, pour assister des pays frappés par des chocs financiers extérieurs.
La mission du Fonds "demeure, comme elle l'a toujours été, d'assurer la stabilité financière mondiale et de promouvoir la mise en oeuvre des politiques nationales saines", souligne-t-il.
L'ancien ministre socialiste a obtenu en juillet le soutien de l'Union Européenne à sa candidature, souhaitée par Nicolas Sarkozy, au remplacement de l'Espagnol Rodrigo Rato qui doit quitter son poste de directeur général du FMI à la mi-octobre.
Fin août, une dizaine de jours avant la clôture du dépôt des candidatures,
H.Ghomi
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LIBERATION.FR : lundi 20 août 2007