Lundi 10 septembre 2007

    12h26 | 06/09/2007 - © Reuters


 

    Dominique Strauss-Kahn plaide pour une réforme rapide du Fonds monétaire international (FMI) qui permettrait une meilleure représentation des pays émergents au sein de l'organisme international dont il brigue le poste de directeur général.

    "Une question essentielle est la légitimité du FMI. Soyons clair : le monde émergent et en voie de développement ne se sent pas suffisamment inclus dans le Fonds", écrit l'ancien ministre français de l'Economie sur son blog dédié à sa candidature (www.dsk-imf.net).

    "Dans le but de rétablir la pleine légitimité du FMI, il faut donner à ces pays une voix plus forte au sein de l'institution. C'est la question connue sous le nom des 'quotes-parts'", ajoute-t-il.


 

    "Toutefois, la réforme des quotes-parts ne suffira probablement pas. Pour accroître sérieusement l'apport des économies émergentes et en voie de développement, je pense qu'il faut modifier la dynamique du processus de décision", poursuit Dominique Strauss-Kahn.

    Il préconise de "réfléchir à de nouvelles règles de vote au sein du conseil d'administration du Fonds". "Une double majorité de quotes-parts et de pays pourrait, par exemple, être exigée pour un petit nombre de décisions cruciales", propose-t-il.

    Les quotes-parts génèrent l'essentiel des ressources financières du FMI et sont attribuées sur la base du poids relatif de chaque pays membre dans l'économie mondiale.


 

    La quote-part d'un pays membre détermine le montant maximum de ressources financières que le pays s'engage à fournir au FMI et le nombre de voix qui lui est attribué. Elle détermine aussi le montant de l'aide financière qu'il peut obtenir du FMI.

    Le conseil des gouverneurs du FMI procède à des révisions régulières des quotes-parts, la prochaine devant être achevée au 30 janvier 2008.


    Estimant "très encourageant de voir la façon dont les économies émergentes ont résisté aux dernières turbulences du marché", Dominique Strauss-Kahn considère toutefois que le FMI devrait se montrer prêt à intervenir, si besoin, pour assister des pays frappés par des chocs financiers extérieurs.

    La mission du Fonds "demeure, comme elle l'a toujours été, d'assurer la stabilité financière mondiale et de promouvoir la mise en oeuvre des politiques nationales saines", souligne-t-il.


    L'ancien ministre socialiste a obtenu en juillet le soutien de l'Union Européenne à sa candidature, souhaitée par Nicolas Sarkozy, au remplacement de l'Espagnol Rodrigo Rato qui doit quitter son poste de directeur général du FMI à la mi-octobre.

    La Grande-Bretagne, qui s'est déclaré en début de semaine en faveur de sa candidature, avait dans un premier temps refusé de la soutenir en soulignant que la sélection du patron du FMI devrait être ouverte et transparente.


    Fin août, une dizaine de jours avant la clôture du dépôt des candidatures, la Russie a proposé la candidature du Tchèque Josef Tosovsky, ancien directeur de la banque centrale tchèque, alors que plusieurs pays en développement avaient demandé à ce que le processus de sélection soit ouvert à des candidats d'autres parties du monde.


 

   H.Ghomi

 

par Hadrien Ghomi publié dans : chelles77avecdsk
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Jeudi 23 août 2007

   

    Alors que les 27 pays membres de l’Union européenne ont unanimement soutenu en juillet dernier le français DSK pour prendre la tête du FMI, la candidature soutenue par la Russie de l’ancien président de la banque centrale tchèque fait figure de dissidence.

    La Russie a annoncé mercredi présenter officiellement Josef Tosovsky au poste de directeur du Fonds monétaire international. Agé de 56 ans, l’ancien gouverneur de la banque centrale tchèque dirige aujourd’hui l’Institut pour la Stabilité financière à Bâle en Suisse. Ancien premier ministre en 2000, il est donc le deuxième candidat en lice pour prendre la direction de l’organisation.

    «C'est un grand honneur pour moi d'être proposé pour le plus haut poste au Fonds monétaire international", a-t-il déclaré en soulignant que sa candidature avait reçu une réaction positive de la part de plusieurs pays, sans toutefois apporter plus de détails.

 

    «Enfoncer un coin»

 

    Cette annonce officielle met Prague dans l’embarras. Le ministre tchèque des Finances a cherché à se détacher explicitement du soutien russe en assurant mercredi : Josef Tosovsky "n'est pas candidat de la République tchèque". Et de rappeler : "Nous allons respecter les conclusions du Conseil des ministres de l'Economie et des Finances de l'Union européenne, qui a présenté la candidature de Dominique Strauss-Kahn".

    La presse tchèque, quant à elle, n’a pas manqué de monter au créneau. C’est le cas de ce quotidien économique de Prague qui a reproché à Moscou de vouloir « enfoncer un coin » entre les pays de l'Union européenne. En République tchèque, le passé de cet homme fait débat. Le quotidien Dnes l'a accusé en février dernier d'avoir collaboré avec la police secrète de la Tchécoslovaquie communiste avant la chute du régime totalitaire en 1989. Mais Josef Tosovsky avait alors rejeté ces accusations

 

    Soutien de la Chine

 

    La position de la Russie n’est guère étonnante. De passage en Russie début août, Dominique Strauss Kahn n’avait visiblement pas convaincu. Le ministre russe des Finances, Alexeï Koudrine, avait réservé son soutien critiquant la règle non écrite selon laquelle la direction du FMI revient à un Européen et celle de la Banque mondiale à un Américain. La Russie examinera «toutes les candidatures à ce poste», avait-il conclu.

    Pour l’instant, Dominique Strauss-Kahn a reçu le soutien de l’Union européenne, de Washington, du Brésil et affirme avoir également celui de la Chine. Le socialiste français devrait prochainement se rendre en Corée, en Inde avant d’entamer une visite en Amérique Latine.

 

    H.Ghomi

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Jeudi 23 août 2007

   

    Selon le sondage LH2-«Libération», les Français préfèrent Dominique Strauss-Kahn à Ségolène Royal pour moderniser la gauche.

 
    Gauche, année zéro. Une opposition sans tête, sans projet, et, pour l’heure, sans relève apparente : tel est le triste état de la gauche cent jours après l’élection de Nicolas Sarkozy selon notre Observatoire de l’opinion LH2- Libération (1).

 


    Alors que Ségolène Royal s’apprête à faire sa rentrée politique samedi, à Melle (Deux-Sèvres), la présidente de la région Poitou-Charentes enregistre une chute sévère : seuls 15 % des Français considèrent qu’elle serait le meilleur leader de la gauche pour les années qui viennent, soit six points de moins qu’en juin.

    L’ex-candidate paye là les hésitations stratégiques, notamment quant à la prise du PS, et les erreurs qu’elle a accumulées après sa défaite à la présidentielle, par exemple lorsqu’elle a reconnu qu’elle avait défendu des promesses sur les 35 heures ou le Smic, auxquelles elle ne croyait pas elle-même.


    Poulain.  Résultat, Ségolène Royal est désormais nettement devancée par Dominique Strauss-Kahn, 30 % des Français le jugeant comme le «meilleur leader» d’avenir pour la gauche.

    De Bertrand Delanoë à François Hollande, ou Laurent Fabius, les autres éléphants socialistes demeurent englués à des niveaux ridiculement bas tandis que le «jeune lion» Arnaud Montebourg ne perce pas.

 

    Emergence.  Mais, de Vincent Peillon à Manuel Valls ou Benoît Hamon, ces jeunes ambitieux ont encore quelques efforts à faire pour se faire connaître. Et reconnaître. Ils seront encouragés en constatant que l’émergence d’une nouvelle génération fait justement partie des priorités que les Français imputent à la gauche, tout juste derrière l’élaboration de «programmes clairs», et devant la nécessité d’être plus proche des gens. Un long labeur de rénovation pour lequel les socialistes peuvent se réjouir de disposer de cinq ans. Au minimum.


 


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Jeudi 23 août 2007

    LIBERATION.FR : lundi 20 août 2007


    Dominique Strauss-Kahn, candidat à la direction générale du Fonds monétaire international (FMI), a été reçu lundi par Nicolas Sarkozy avant de poursuivre sa tournée mondiale.

    L’ancien ministre socialiste de l’Economie Dominique Strauss Kahn, candidat à la présidence du Fonds monétaire international (FMI) s’est entretenu lundi pendant environ une demi-heure avec le président de la République et n’a fait aucun commentaire à sa sortie. DSK a d'ores et déjà reçu le soutien des 27 pays de l’Union européenne.

    Dominique Strauss-Kahn a entamé le mois dernier une tournée mondiale qui l’a déja conduit notamment au Brésil, en Afrique et à Washington.



    Il sera cette semaine en Chine, en Corée du Sud et en Inde, avant de se rendre la semaine prochaine au Mexique, au Chili, en Bolivie et en Argentine.

    «DSK» est pour l’instant le seul candidat officiel à la succession de l’Espagnol Rodrigo Rato qui démissionnera de son poste en octobre pour des raisons personnelles.

    Le poste de directeur général du FMI va traditionnellement à un Européen, en vertu d’un arrangement avec les Etats-Unis, dont l’un des ressortissants occupe le siège de président de la Banque mondiale.

    Mais les pays émergents souhaitent revenir sur cette règle coutumière en raison de l’évolution des grands équilibres économiques mondiaux.




   H.Ghomi

 

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Jeudi 9 août 2007

    mercredi 08 août 2007 | Le Parisien


    Pas de vacances pour DSK : candidat de la France à la direction générale du Fonds monétaire international, l'ancien ministre socialiste pourrait ensuite préparer un retour en fanfare... au PS.

    DSK est en campagne électorale. Cette fois, il ne s'agit pas de convaincre les socialistes de le choisir pour candidat à la présidentielle, mais de conquérir la prestigieuse direction générale du FMI. Soutenu par Nicolas Sarkozy, l'ex-ministre des Finances mène campagne tambour battant et multiplie les déplacements à l'étranger.


    Une tournée qu'il a démarrée le 24 juillet à Washington par une visite au siège de l'institution. Après les Etats-Unis, l'Afrique du Sud, le Mozambique et le Brésil, DSK sera demain en Russie puis se rendra en Argentine, en Bolivie, au Mexique, au Chili, en Chine, en Inde, au Japon, en Corée, en Egypte et en Arabie saoudite. « Au total, il aura avalé 65 000 km, soit près de deux tours du monde », assure un proche. Pour l'instant, Dominique Strauss Kahn est le seul candidat en lice. Mais les prétendants éventuels ont jusqu'à la fin du mois pour se faire connaître, et le vote aura lieu mi-septembre. Créé en 1944, le FMI soutient financièrement les pays touchés par de graves crises économiques.


    Les milieux d'affaires français et européens conquis. « Il est en train de réussir ce qu'on n'attendait pas de lui ! » Ce patron d'un grand groupe industriel résume bien le chemin parcouru en quelques semaines par Dominique Strauss-Kahn. Lorsque, en juillet dernier, Nicolas Sarkozy l'a propulsé candidat de la France, DSK était loin de faire l'unanimité dans les milieux économiques et financiers. Ses détracteurs se plaisaient à souligner sa trop grande décontraction, voire son dilettantisme, incompatibles selon certains avec la gestion des affaires publiques. Sa campagne sobre et méthodique, axée sur la réforme du Fonds, a eu raison des critiques. « Dominique Strauss-Kahn est passé d'un statut de candidat français à celui de candidat européen soutenu par les Etats-Unis. Et il est en passe de devenir aussi celui des pays émergents », se réjouit un banquier.


    Ses déplacements sont pris en charge par la France, qui a également mis à sa disposition un fonctionnaire du ministère des Finances. DSK, qui travaillait jusqu'ici avec l'agence Euro RSCG, a fait cette fois appel à une firme américaine, TD International, pour assurer sa communication.


    Les pays en voie de développement à l'écoute. Au-delà de sa maîtrise parfaite de l'anglais qui a permis à DSK de s'entretenir avec ses interlocuteurs sans traducteur, l'ancien ministre socialiste - qui parle également allemand, espagnol, italien et un peu arabe - a déployé un argumentaire propre à convaincre de nombreux pays émergents à l'instar du Sénégal, du Mali, du Bénin ou de l'Afrique du Sud : meilleure représentativité des petits pays, assouplissement d'une règle non écrite selon laquelle la direction du FMI est automatiquement réservée à l'Union européenne (tandis qu'un Américain préside la Banque mondiale), renforcement de la politique de développement du Fonds.


    Tout n'est pas encore joué. L'Inde, Singapour et le Brésil, trois pays dont les droits de vote n'ont pas été augmentés, demeurent sur la réserve. Le président brésilien Lula, qui s'est déclaré d'accord avec les questions soulevées par DSK, n'a toujours pas décidé s'il appuierait le prétendant français. Si celui-ci est finalement désigné, la France aura la direction de trois des plus prestigieuses institutions économiques au monde : le FMI, la Banque centrale européenne (BCE) avec Jean-Claude Trichet et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) avec Jean Lemierre. L'ex-ministre de l'Economie deviendrait également le quatrième Français à diriger le Fonds après Pierre-Paul Schweitzer (1963-1973), Jacques de Larosière (1978-1987) et Michel Camdessus (1987-2000), le patron de la future Fondation Chirac. Et s'il réussit, au terme d'un mandat de trois ans, rien n'interdirait à DSK de lorgner à nouveau vers le Parti socialiste... et de retrouver ses ambitions présidentielles.


 


   H.Ghomi

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